samedi 14 novembre 2009

LE CNI un peu d'Histoire

Le CNI, abréviation de Centre national des indépendants devenu Centre national des indépendants et paysans (CNI) après l’absorption provisoire du Parti paysan de Paul Antier (en 1951), est un mouvement politique français, créé le 6 janvier 1949.

Il regroupe les courants de la droite classique hostile au dirigisme des partis de gauche (PCF, SFIO) ou du centre (MRP), tels le Parti républicain de la liberté (PRL), les Républicains indépendants ou l’Action républicaine et sociale. 1 Personnalités

Le CNI a été fondé par Roger Duchet, René Coty et Jean Boivin-Champeaux. Sa figure la plus populaire a été Antoine Pinay. Son parlementaire le plus brillant Paul Reynaud.

Historique
Avec quelque 90 députés, il a joué un rôle central au cours de la deuxième législature de la IVe République en parvenant à diviser le RPF (27 députés votant l’investiture de Pinay). Sa députation est restée sensiblement identique pendant la 3e législature avec 95 députés mais son rôle politique a été moindre dans une assemblée penchant plus à gauche. En politique étrangère, les positions de la majorité du CNI sous la IVe République étaient assez voisines de celles du parti démocrate-chrétien MRP : engagement en faveur de l'intégration européenne et de l'alliance atlantique.

Le CNI a favorisé le retour au pouvoir de De Gaulle, malgré les réticences initiales de Roger Duchet, un de ses co-fondateurs, et contribué à la chute du gouvernement Pierre Pflimlin en se retirant de sa majorité fin mai 1958. Il a obtenu 120 sièges aux élections de novembre 1958, sous l'appellation "Indépendants et Paysans d'Action Sociale" (IPAS), faisant presque jeu égal avec l'UNR. Antoine Pinay a réussi la réforme monétaire de décembre 1959 (nouveau franc). Les indépendants se sont divisés sur la question algérienne.

Le 5 octobre 1962, 107 députés CNI ont refusé la confiance au gouvernement Georges Pompidou, se séparant de la majorité gouvernementale sur la question de la réforme constitutionnelle instituant l'élection du président de la République au suffrage universel direct, provoquant ainsi la scission des Républicains indépendants (Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Mondon, Louis Jacquinot, Jean de Broglie, Raymond Marcellin), favorables à la réforme constitutionnelle et à la poursuite de l’alliance avec les gaullistes de l'UNR-UDT. Avec 11 députés répartis dans deux groupes aux élections de 1962, le CNI ne jouait plus de rôle significatif et ce parti n’a eu qu’un rôle d’appoint à la formation dominante de la droite (UDR, RPR et aujourd’hui UMP).

En 1987, jugeant Yvon Briant, le secrétaire général trop à droite, Philippe Malaud quitte le CNIP dont il était le président depuis 1980, et fonde l'éphémère Fédération nationale des indépendants (FNI). Jacques Féron lui succède.

Pour les élections européennes de juin 1989, le CNIP s'allie à la liste RPR-UDF menée par Valéry Giscard d'Estaing, Yvont Briant est élu député européen.

Le CNI s'est ensuite allié avec le RPR et le MPF (candidatures communes avec ce parti lors des élections législatives de 1997, sous l'étiquette La Droite indépendante (LDI). En 1998, le CNI fusionne avec deux petites formations de droite, le Parti pour la liberté et le Parti national républicain, sans toutefois changer de nom, avant d'adhérer à l'UMP comme personne morale associée en 2002.

Aujourd'hui, le CNI compte six parlementaires dont le député Gilles Bourdouleix.
Le maire du VIIIe arrondissement de Paris, François Lebel a annoncé en avril 2008 avoir rejoint le CNI.

Le candidat proposé par vote à l'élection présidentielle de 2007 est Jean-Michel Jardry, vice-président du CNI, qui a reccueilli 341 promesses de parrainage. Il annonce son soutien à Nicolas Sarkozy à la suite d'un Conseil national et d'un vote des adhérents le 17 février 2007 (57 % en faveur de Nicolas Sarkozy, 16 % pour François Bayrou, 12% pour Philippe de Villiers ). Jean-Michel Jardry se retire ainsi de la course à la présidence de la République.

Présidents du CNI La fonction créée en 1973 a été assumée par :
François Schleiter 1973-1975
Bertrand Motte 1975-1979
direction collégiale : Jacques Fouchier, Maurice Ligot, Raymond Bourgine 1979-1980
Philippe Malaud 1980-1987
Jacques Féron 1987-1989
Yvon Briant 1989-1992
Jean-Antoine Giansily 1992-1996
Olivier d'Ormesson 1996-1998
Jean Perrin 1998-1999
Gérard Bourgoin 1999-2000
Annick du Roscoät 2000-2009
Gilles Bourdouleix 2009-....

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